Ce document fourni des informations diverses sur notre village (son histoire, ses évolutions récentes, les caractéristiques du milieu naturel, du cadre bâti, ….), il nous est apparu intéressant de vous en sélectionner quelques passages.

a) Historique de l’évolution de la population

Mortemer est l’une des rares communes du canton (avec Biermont et Lataule) à avoir perdu de la population au XVIII° siècle (398/1720, 282/1791) ; elle se stabilisa au XIX° autour de 325/350 habitants. La population partageait alors son temps entre l’exploitation des nombreuses carrières et les travaux agricoles.[1] Comme un grand nombre de communes de la zone de stabilisation du front en 1914/1918, Mortemer ne retrouva dans les années 1920 que la moitié de sa population.

b) Evolution 1954/2009

La commune a retrouvé sa population de 1954 après un mouvement régulier descendant pendant 20 ans (1954/1975), stable en point bas pendant 8 ans (.1975/1982) puis ascendant sur les 27 dernières années (1982/2009).
Sur 50 ans, l’évolution démographique décroissante de 1954 à 1975 et croissante de 1982 à aujourd’hui est progressive et régulière, la population recensée en 2004 étant identique à celle de 1954  la population était en 1999 sensiblement plus âgée que celle du canton avec une proportion identique de moins de 20 ans (plus de 27%) mais avec une population de 60 ans et plus en forte croissance. La commune se distingue par une proportion élevée de ménages de 5 personnes et plus.
Ces éléments devront être complétés avec les  résultats détaillés du recensement.

c) Historique de l’évolution du logement

Le village comportait au début du XIX° 90 maisons dont plus de la moitié étaient encore couvertes en chaume en 1831 alors que les incendies restaient fréquents. Le village était formé, comme aujourd’hui (hors extensions récentes de la rue du Moulin et de la rue Neuve) « d’une seule large et rue orientée de l’est à l’ouest ; Toutes les maisons  sont construites en pierre du pays dont les bancs  paraissent à jour dans les rues »[2] Les destructions de la guerre de 1914/1918 ont été limitées, le parc conservant 41 bâtiments antérieurs au conflit.
Evolution 1968/2008
Le nombre de logements s’est accru sur les 40 dernières années à un rythme inférieur à 1/logt/an principalement sur les périodes 1975/1982 et 1999/2009 (36% des logements réalisés pour chaque période). Le nombre des résidences principales diminue jusqu’en 1975 au profit des résidences secondaires dont le nombre reste stable à 28% durant la période 1975/1982. Leur proportion restait élevée pour le canton  en 1999 (20%).  Le nombre des logements vacants traduit sur la période un équilibre stable du marché.
La construction neuve sur la commune est analysée sur 16 années (1990/2006) sur la base des déclarations d’ouverture de chantier : 11 individuels purs ont été engagés (dont 9 sur la période 2000/2006) soit 0,7 logt/an, la surface moyenne des individuels purs étant de 150 m².

[1] Graves Traité du canton de Ressons p.19 et 75.